Impôt sur le gain immobilier, commission de courtage, frais de notaire et remboursement anticipé. Ce qui reste vraiment dans votre poche après la vente.
C'est le poste le plus lourd et le plus mal anticipé. Il frappe la différence entre le prix de vente et le prix d'achat, augmenté des investissements durables réalisés sur le bien. Son taux dépend du canton et, surtout, de la durée de détention. Plus vous avez gardé le bien longtemps, plus l'impôt baisse, parfois de façon spectaculaire au-delà de vingt ou vingt-cinq ans.
Conserver les factures des travaux à plus-value, une extension, une nouvelle cuisine, une pompe à chaleur, permet de réduire le gain imposable. Gardez-les précieusement, elles valent de l'argent au moment de vendre.
Si vous passez par une agence, sa rémunération se situe le plus souvent entre deux et trois pour cent du prix de vente, TVA en sus. En contrepartie, l'agence gère l'estimation, la mise en valeur, les visites et la négociation. Sur un bien bien positionné, un bon courtier se rembourse largement par le prix qu'il obtient et par le temps qu'il vous épargne.
Les frais de notaire et d'inscription au registre foncier accompagnent tout transfert de propriété. Leur répartition entre vendeur et acheteur varie selon les cantons et les usages locaux, elle se négocie dans l'acte.
Dernier point souvent oublié, le remboursement anticipé de l'hypothèque. Si vous soldez un prêt à taux fixe avant son échéance, la banque peut réclamer une indemnité de sortie, parfois conséquente selon l'évolution des taux. À vérifier avant de fixer une date de vente.
Le prix de vente n'est pas ce que vous encaissez. Pour connaître votre net, partez du prix, retranchez l'impôt sur le gain, la commission, votre part des frais d'acte et l'éventuelle pénalité hypothécaire. Commencer par une estimation juste de la valeur est la première étape, tout le reste se calcule à partir d'elle.
Estimez votre bien gratuitement en deux minutes.
Estimer mon bien →